Psychothérapie et Relaxation en Biosynergie : Votre Mieux-Etre entre vos mains
 

Présidentielle 2007 : Billet d’humeur

Le 30 avril 2007, par Pierre LASSALLE,

Quand Monsieur SARKOZY dit « Le peuple français » dans son discours qui suivit l’annonce des résultats du 1er tour au soir du dimanche 22 avril, je ne me sens pas appartenir à ce peuple-là.

Quand Monsieur SARKOZY dit « La France, on l’aime ou on la quitte ! », je supporte mal cette outrecuidance et ce glissement sémantique qui voudrait nous faire croire que « La France, c’est Monsieur SARKOZY ». Monsieur SARKOZY, ce n’est pas la France que j’ai envie de quitter, mais votre présence sur-médiatisée !

Quand Monsieur SARKOZY ou Madame ROYAL disent « Je veux », nous retrouvons-nous dans cette volonté-là ?

Combien d’entre nous croient-ils encore à l’homme ou à la femme providentiel ?

Qui peut prétendre avoir la vérité concernant la marche du monde aujourd’hui ?

Beaucoup trop encore, je le crains !

Je fais des efforts considérables pour tenter d’assimiler une complexité qui va grandissante. Je reste avec plus de questions que de réponses.

Oui, je n’ai pas la vérité sur les choix énergétiques les meilleurs de la planète.

Faut-il ou non s’appuyer sur le nucléaire pour nos besoins énergétiques ?

La croissance telle que nous la concevons a-t-elle un avenir ?

Avec quoi jouons-nous quand nous commençons à interdire aux paysans de planter leurs propres semences, quand nous déposons des brevets sur le vivant, quand nous osons examiner la possibilité d’utiliser la fécondation pour créer un embryon-réparation pour un frère ou une sœur malade ?

Où commence la Vie ?

Devant cette complexité, faut-il déléguer à nos élites, à nos chercheurs, à nos experts, à nos scientifiques, à nos religieux le soin de penser pour nous ?

Quelle part de compréhension possible nous reste-t-il ?

Dans ces conditions et à l’échelle de ma compréhension limitée, le drame du 11 septembre 2007 aux Etats Unis est lié selon moi à l’arrogance symbolisée par ces tours hélas aujourd’hui détruites qui étaient parmi les plus hautes du monde. Et j’ai mal quand je vois que le candidat actuellement le mieux placé pour être élu dans notre pays semble souffrir du même défaut et vouloir prendre pour modèle Monsieur Bush, tout en désavouant les choix de la France de ne pas s’être associé à la guerre d’Irak.

Je reste donc intimement convaincu que la sagesse est plus proche du spirituel que du politique. Et ce spirituel s’accorde mal du tapage médiatique. C’est donc dans le silence et le vide que peuvent apparaître de véritables solutions. Force est de constater que ce n’est pas prévu comme modalité possible dans nos démocraties pour qui « silence et vide » appartiennent forcément au « religieux ».

Tout cela nous ramène donc au sacré de toute vie. C’est à partir de là, que nous pouvons trouver des solutions véritablement humaines. Il reste donc pour chacun(e) cette liberté inaliénable de méditer chaque jour, de faire silence dans son mental pour toucher à l’indicible présence bien loin de tous ces acharnements électoraux…

Seul un débat dépassionné peut permettre une véritable écoute. Il n’y a pas les extrêmes, la droite, la gauche et le centre, il y a la globalité, la complémentarité, la possibilité d’adopter différents points de vue d’une même situation, la recherche sincère de la vérité et de l’authenticité et en fait le lâcher-prise qui lorsque tout le possible a été fait permet de se dire : « Je fais confiance à la Vie et à l’Univers. Ce qui sera, sera bien  ».

C’est l’acceptation que nous ne pouvons pas tout contrôler et donc qu’il y a plus grand que soi qui permet de sortir de l’arrogance pour entrer dans la transcendance.

Pierre LASSALLE

Voir aussi :

Editorial

Serge Portelli, Ruptures Nicolas SARKOZY : Une République sous haute surveillance

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