Psychothérapie et Relaxation en Biosynergie : Votre Mieux-Etre entre vos mains
 

Les yeux de l’Âme

Le 19 juin 2001, par Pierre LASSALLE,

Ce qui suit n’est pas une blague mais un texte magnifique sur le fait de faire le Bonheur des Autres, de rendre les Autres heureux...



 Deux hommes, tous les deux gravement malades, occupaient la mme chambre d’hpital.
 L’un d’eux devait s’asseoir dans son lit pendant une heure chaque aprs-midi afin d’vacuer les scrtions de ses poumons. Son lit tait ct de la seule fentre de la chambre.
 L’autre homme devait passer ses journes couch sur le dos. Les deux compagnons d’infortune se parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs pouses et familles, dcrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans le service militaire et les endroits o ils avaient t en vacance.

 Et chaque aprs-midi, quand l’homme dans le lit prs de la fentre pouvait s’asseoir, il passait le temps dcrire son compagnon de chambre tout ce qu’il voyait dehors. L’homme dans l’autre lit commena vivre pour ces priodes d’une heure o son monde tait largi et gay par toutes les activits et les couleurs du monde extrieur.

 De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l’eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs
bateaux, modles rduits. Les amoureux marchaient bras dessus, bras dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l’arc-en-ciel. De grands arbres dcoraient le paysage et on pouvait apercevoir au loin la ville se dessiner. Pendant que l’homme prs de la fentre dcrivait tous ces dtails, l’homme de l’autre ct de la chambre fermait les yeux et imaginait la scne pittoresque.

 Lors d’un bel aprs-midi, l’homme prs de la fentre dcrivit une parade qui passait par-l. Bien que l’autre homme n’ait pu entendre l’orchestre, il pouvait le voir avec les yeux de son imagination, tellement son compagnon le dpeignait de faon vivante. Les jours et les semaines passrent. Un matin, l’heure du bain, l’infirmire trouva le corps sans vie de l’homme prs de la fentre, mort paisiblement dans son sommeil. Attriste, elle appela les
prposs pour qu’ils viennent prendre le corps.

 Ds qu’il sentit que le temps tait appropri, l’autre homme demanda s’il pouvait tre dplac ct de la fentre. L’infirmire, heureuse de lui accorder cette petite faveur, s’assura de son confort, puis elle le laissa seul. Lentement, pniblement, le malade se souleva un peu, en s’appuyant sur un coude pour jeter son premier son premier coup d’oeil dehors. Enfin il aurait la joie de voir par lui-mme ce que son ami lui avait dcrit. Il s’tira pour se tourner lentement vers la fentre prs du lit. Or tout ce qu’il vit, fut un mur !

 L’homme demanda l’infirmire pourquoi son compagnon de chambre dcd lui avait dpeint une toute autre ralit. L’infirmire rpondit que l’homme tait aveugle et ne pouvait mme pas voir le mur.

 " Peut-tre, a-t-il seulement voulu vous encourager. " commenta-t-elle.

 Epilogue...

 Il y a un bonheur extraordinaire rendre d’autres heureux, en dpit de nos propres preuves. La peine partage rduit de moiti la douleur, mais le bonheur, une fois partag, s’en trouve doubl. Si vous voulez vous sentir riche, vous n’avez qu’ compter, parmi toutes les choses que vous possdez, celles que l’argent ne peut acheter.

 Aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi il s’appelle le prsent.
SPIP 1.9.2d [11132] | BliP 2.4 | XHTML 1.0 | CSS 2.0 | RSS 2.0 | Espace privé
Visiteurs par jour (cumul) : 121 (192503)